Crise des ordures à Douala : la CUD muscle son contrôle
Pour mettre fin à l’insalubrité chronique, la Communauté Urbaine de Douala (CUD) mise sur une surveillance renforcée. Quatre cabinets d’études – RID SARL, KB SAP Consulting, Dynamic SARL et Creaconsult, ont été recrutés pour 4,6 milliards de FCFA sur cinq ans, afin de contrôler les opérateurs de

collecte et passer d’une gestion subie à un pilotage par la performance.
Chaque jour, Douala produit 2 700 tonnes de déchets, dont 30 % finissent encore dans la rue. Les « gendarmes de la propreté » devront mesurer l’exécution réelle des contrats, signaler les manquements et vérifier la correspondance entre paiements et résultats.
Le dispositif urbain repose sur plusieurs acteurs :
- La CUD, maître d’ouvrage, finance la stratégie globale (7 milliards FCFA prévus en 2026).
- Les opérateurs de collecte, Hysacam et le nouveau venu Genelcam, renforcent l’évacuation des déchets.
- Les contrôleurs, les quatre cabinets retenus, assurent le suivi et l’objectivation des résultats.
- Les mairies d’arrondissement et associations, dotées de 100 millions de FCFA, pilotent la pré-collecte via des PME locales.
L’objectif est clair : remplacer le « paiement au forfait » par un paiement à la performance, tout en structurant une micro-économie circulaire à la base. La CUD espère ainsi réduire le déficit de collecte de 900 tonnes par jour, qui favorise inondations et maladies. Le succès dépendra de la synergie entre contrôleurs, opérateurs et mairies. Si la pré-collecte échoue, les camions de Hysacam ou Genelcam ne suffiront pas à nettoyer la ville.

