Scanning au port de Douala-Bonabéri :  SGS écartée

L’État reprend la main sur une frontière stratégique. Le 22 janvier 2026, sous l’égide du Secrétariat général de la Présidence, le Port autonome de Douala (PAD), la Direction générale des Douanes et l’opérateur de scanning TransAtlantic ont été convoqués pour mettre en œuvre les orientations présidentielles sur le contrôle des marchandises.

Des directives fermes ont été transmises pour garantir le respect immédiat des instructions présidentielles, suivies d’une séance technique tripartite visant à fluidifier les opérations et satisfaire les clients du port.

Le scanning n’est pas qu’un outil technique : c’est un instrument de souveraineté nationale. Dans un contexte où les ports sont des points névralgiques de contrôle économique et sécuritaire, maîtriser l’entrée des marchandises signifie pouvoir voir, contrôler et décider.

Depuis 2017, le Cameroun a engagé un vaste programme pour aligner le port sur les standards internationaux de sûreté (code ISPS), avec vidéosurveillance, contrôle des accès et renforcement des capacités technologiques. Mais la faille persistait : le contrôle non intrusif des marchandises.

L’État ne maîtrisait ni totalement les images ni les données stratégiques sur les flux entrants, situation incompatible avec la sécurité nationale et la protection des recettes publiques. Avec ces nouvelles directives, le Cameroun affirme sa souveraineté et sécurise une frontière stratégique pour le commerce et l’économie.

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