Désenclavement de la zone portuaire de Kribi : La BAD accorde un prêt de 26 milliards FCFA au Cameroun.

Ce financement  est destiné à financer la deuxième phase du projet d’aménagement des routes de désenclavement de la zone industrialo-portuaire de Kribi, (Parzik).

Une bouffée d’oxygène pour le Cameroun. La Banque Africaine de Développement (BAD) va prêter à l’Etat du Cameroun, une somme de 26 milliards de FCFA (39, 629 millions d’euros). Ce financement ouvre la voie à la deuxième phase du Projet d’aménagement des routes de désenclavement de la zone industrialo-portuaire de Kribi (Parzik), dont l’objectif est de renforcer les infrastructures portuaires pour positionner Kribi comme un hub majeur en Afrique. Par un décret du 14 janvier, Paul, Biya, président de la République a habilité, Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) à signer avec l’institution bancaire cet accord de prêt.

Concrètement, la deuxième phase du projet Parzik, met un accent sur le tronçon Edéa-Kribi, nécessaire pour répondre aux besoins urgents de fluidification et de sécurisation du trafic dans cette ville portuaire. Également, l’aménagement de la voie expresse Lolabé-Campo et la création d’une liaison routière entre le Port de Kribi et plusieurs agro-industries. L’objectif est d’améliorer l’accessibilité et la connectivité du Complexe industrialo-portuaire de Kribi, tout en réduisant les coûts de transport.

Le projet Parzik, d’un montant de 215,690 millions d’euros, vise à moderniser le système de transport à Kribi en optimisant l’efficacité du complexe industrialo- portuaire, tout en promouvant l’intégration économique régionale. Son but est aussi d’accroître les échanges commerciaux entre le Cameroun et ses pays voisins, tels que la République de Guinée Equatoriale, le Tchad et la République Centrafricaine. Cela devrait contribuer à renforcer les liens économiques entre ces pays et à promouvoir une croissance économique régionale plus forte.

Selon Serges N’Guessan, directeur général de la Banque africaine de développement (BAD) pour la région Afrique Centrale, le Parzik a bénéficié d’un financement de 75 milliards de FCFA, soit environ 114 millions d’euros, pour sa première phase. Cette initiative devrait avoir un impact positif sur l’économie locale et régionale. Le projet contribuera au renforcement de l’intégration régionale en Afrique centrale, une priorité pour les dirigeants de la Cemac.

« Il est important de noter que la réussite d’un projet de cette envergure nécessite une gestion efficace des parties prenantes, comme mentionné dans les meilleures pratiques de gestion de projet. Cela implique de comprendre les besoins et les attentes des différentes parties prenantes, notamment les communautés locales, les entreprises et les autorités régionales » a souligné Serge N’Guessan.

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