Braconnage
8 défenses d’éléphants saisies, un trafiquant arrêté à Yaoundé
Un présumé trafiquant de faune a été arrêté au quartier Ekoumdoum à Yaoundé alors qu’il tentait d’écouler des défenses d’éléphants et des écailles de pangolin. L’homme a été interpellé en possession de huit défenses d’éléphants dissimulées dans des sacs de céréales, ainsi que deux sacs à dos et un autre sac contenant 52 kilogrammes d’écailles de pangolin géant.
Placée en garde à vue, le suspect fait actuellement l’objet de procédures judiciaires. S’il est reconnu coupable, il encourt une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement, conformément à la loi de 2024 relative à la faune, qui érige le trafic de produits fauniques en crime.
Les enquêtes révèlent que le suspect appartient à un réseau structuré de trafiquants d’ivoire opérant dans la région du Sud, notamment autour de Djoum et Mintom, zones identifiées comme des foyers de ce commerce illicite. Il aurait voyagé de Mintom à Yaoundé en empruntant les transports publics et en dissimulant soigneusement les produits tout au long du trajet. Son réseau d’approvisionnement s’étend jusqu’en République du Congo, où il se procure des défenses d’éléphants. Se présentant comme commerçant de cacao, il sillonne plusieurs localités pour acheter non seulement du cacao mais aussi des produits de la faune.
Le gouvernement intensifie la lutte contre le trafic de faune afin de protéger les ressources naturelles du pays. Face à cette pression, les réseaux de trafiquants adaptent leurs modes opératoires, recourant à des techniques de dissimulation de plus en plus élaborées, rendant l’application de la loi plus complexe. Les trafiquants utilisent désormais des techniques sophistiquées de dissimulation pour échapper à la vigilance des autorités, et cette affaire en constitue une illustration révélatrice.
L’éléphant ainsi que toutes les espèces de pangolins présentes au Cameroun sont en Classe A, ce qui signifie qu’elles sont intégralement protégées. Leur détention, circulation ou commercialisation sont strictement interdites, et les contrevenants risquent de lourdes peines de prison lorsqu’ils sont appréhendés.
Carmen Belinga

