Financement du développement au Cameroun : Un programme de financement 2025 ambitieux.

Lors d’une cérémonie officielle tenue à Douala le 13 février dernier, le ministre des Finances Louis Paul Motaze, a présenté les orientations du programme de financement de l’État pour l’exercice 2025.

 Avec une ambition renouvelée, le gouvernement mise sur une levée de fonds de 380 milliards FCFA destinés à soutenir des projets stratégiques. Un défi de taille dans un contexte économique mondial incertain.

Le gouvernement camerounais a réaffirmé sa volonté de renforcer le marché financier et de mobiliser les ressources nécessaires au développement du pays. Lors de son allocution d’ouverture, le ministre des Finances a mis en avant les performances réalisées en 2024, notamment la levée de plus de 1 153 milliards FCFA sur le marché monétaire. Fort de ce succès, l’objectif pour 2025 est de mobiliser 380 milliards FCFA à travers l’émission de titres publics.

Cette stratégie repose sur plusieurs axes clés : diversification des instruments financiers, allongement des maturités des obligations, renforcement de la qualité de la signature du Cameroun sur les marchés, et développement du marché secondaire. Ces mesures visent à garantir une meilleure absorption des financements et une soutenabilité à long terme.

Par ailleurs, le ministre a mis en exergue les défis à relever pour accroître la participation des investisseurs institutionnels et individuels, tout en consolidant la confiance des marchés. « Nous devons imaginer et mettre en place des solutions novatrices pour capter l’épargne intérieure et l’orienter vers des investissements productifs », a-t-il souligné, insistant sur l’importance de la digitalisation et de l’inclusion financière.

Les fonds mobilisés en 2025 seront affectés à des secteurs stratégiques tels que les infrastructures routières, minières, énergétiques et sociales, en alignement avec la Stratégie Nationale de Développement (SND30). Le ministre a également rappelé que le Cameroun maintenait un endettement modéré, à 42 % du PIB, bien en deçà du seuil des 70 % fixé par la CEMAC, une garantie de la soutenabilité de la dette.

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