Tchad : le FMI teste la solidité du redressement budgétaire de N’Djaména
Le Tchad joue une séquence stratégique avec la deuxième revue de son programme conclu avec le FMI dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) 2024-2029. En mission à N’Djaména jusqu’au 15 mai 2026, les experts de l’institution évaluent la discipline budgétaire, la gestion de la dette et l’avancement des réformes structurelles. Derrière cette revue technique se joue l’accès futur aux financements extérieurs et la crédibilité du pays auprès des investisseurs.
Les discussions engagées avec le ministre des Finances, Tahir Hamid Nguilin, portent sur les fondamentaux les plus sensibles : mobilisation des recettes domestiques, soutenabilité de la dette publique, qualité des dépenses et gouvernance financière. Le FMI surveille particulièrement la capacité du Tchad à réduire sa dépendance pétrolière dans un environnement marqué par la volatilité des cours et les tensions sécuritaires régionales.
Pour les marchés, cette revue constitue un indicateur avancé du risque souverain tchadien. Une validation positive renforcerait la confiance des bailleurs et sécuriserait les décaissements futurs. À l’inverse, des retards dans les réformes pourraient fragiliser l’équilibre macroéconomique.
Les investisseurs devront suivre avec attention les conclusions de la mission. Le respect des engagements avec le FMI demeure aujourd’hui le principal signal de stabilité financière et de crédibilité budgétaire du Tchad.

