Programme économique 2024 : Les promesses non tenues du gouvernement Dion Ngute.

En présentant à l’Assemblée Nationale le Programme économique de l’exercice 2025, le 1er décembre 2024, le Premier ministre a dressé un état des lieux de l’action du gouvernement au cours de l’année qui s’achève. Il apparait que de nombreux objectifs ne peuvent plus être atteints.

Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a présenté devant l’Assemblée nationale, le 1er décembre 2024, le Programme économique financier social et culturel du gouvernement pour l’exercice 2025. Exercice de routine certes, mais qui ne manque pas d’intérêt. Pendant que le Chef du gouvernement fait le fier en déclinant la liste des programmes, projets et actions déjà réalisés et ceux à réaliser, le citoyen averti peut faire le décompte, entre les lignes, des objectifs non atteints.

Ainsi, de l’exposé de Joseph Dion Ngute, il apparait que le « Plan d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance économique » (Planut), n’a jamais aussi mal porté son nom. Prévu pour le triennat 2015-2017, il ne semble guère être exécuté en urgence puisqu’il se poursuit dix ans après son lancement. Il n’a pas non plus permis l’accélération de la croissance économique qui se situe encore à 4-5% en moyenne, bien en deçà des 7,5-10% nécessaires pour rester sur les rails de l’émergence.

Pourtant, le Planut a déjà mobilisé 1017,422 milliards de FCFA. Aucune précision pour l’enveloppe qui y a été consacrée en 2024. Tout juste retient-on que la composante « élevage » est achevée depuis 2018. Pour le reste, il faut redoubler de patience. Réalisés à seulement 11,5% les centres hospitaliers régionaux de Bamenda et Buea ne sont pas prêts de délivrer leurs premiers. Pas plus que les logements sociaux prévus pour ces deux villes (40%). La construction de sept retenues et ouvrages connexes et, études techniques en vue de la réhabilitation du barrage de Mokolo (Extrême-nord) n’en est qu’à 15%, contre 47% pour l’agropole de viande bovine, etc. 

L’élaboration d’un plan de restructuration de la Société nationale de raffinage (SONARA) est achevée, l’étude de faisabilité technico-économique et financière approfondie de l’option 3 relative à une raffinerie complexe disposant d’une unité d’hydrocraquage n’est pas encore finalisée et aucune échéance n’est avancée.

Quant à la mise en place des Zones Economiques Spéciales, force est de constater que depuis sa création, le 6 avril 2015, l’Agence de promotion des zones économiques ne dispose pas encore des organes sociaux. En réalité, on songe désormais à une fusion entre l’Apzes et l’Office nationale des zones franches industrielles (Onzfi).

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