Marché financier : La BVMAC vise 100 000 comptes titres d’ici fin 2026.
L’entreprise de marché mise sur un relèvement significatif, dans les prochains mois, de ce compte de référence pour l’investisseur particulier qui veut investir en Bourse pour doper la pénétration des activités sur valeurs mobilières au sein des populations de la Cemac.
Le Gabon se lance une fois de plus sur le marché financier régional. Le pays vient d’émettre un emprunt obligataire par Appel public à l’épargne pour lever 80 milliards de FCFA par tranches multiples. Les souscriptions se déroulent du 27 novembre au 29 décembre 2024. Cette autre émission vient conforter la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique Centrale (Bvmac), dans sa mission d’être un instrument de financement moderne, alternatif aux autres sources de financement des économies de la Communauté Économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et ayant pour socle la mobilisation de l’épargne populaire et institutionnelle intérieure et extérieure.
Le nouvel emprunt obligataire du Gabon, « EOG Multi-Tranches 2024-2030 II », est une nouvelle opportunité pour les agents économiques de la sous-région, notamment les particuliers, de s’investir davantage dans l’essor du marché financier régional. A cette fin, la Bvmac se montre bien optimiste, malgré des résultats plutôt mitigés. L’un des leviers que les dirigeants prévoient d’actionner dans les prochains mois est le « relèvement significatif du nombre de comptes titres qui devrait passer de 8 500 actuellement [au 31 décembre 2023] à 100 000 comptes titres d’ici à la fin de l’année 2026 », indique le président du conseil d’administration, Henri-Claude Oyima, dans le dernier rapport annuel d’activité.
Selon les spécialistes, le compte titres est le compte de référence pour l’investisseur particulier qui veut investir en Bourse. Il peut être individuel et, dans ce cas, le détenteur est le seul à pouvoir réaliser des opérations sur cette enveloppe, à moins qu’il n’émette une procuration. Il est également possible de disposer d’un compte titres joint et les deux personnes qui le détiennent peuvent toutes deux réaliser des opérations. Enfin, le compte-titres peut également être détenu en indivis (c’est-à-dire par au moins 3 personnes), ce qui implique que tous les codétenteurs peuvent effectuer des investissements mais seulement avec l’accord de tous. Les personnes morales que sont les entreprises, associations, fondations, peuvent également ouvrir un compte-titres, parfois aussi appelé compte société.

